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New insights into the ontogeny of Paranthropus boisei offered by a juvenile maxilla from the Shungura Formation (Ethiopia)

Arthur THIEBAUT, Franck GUY, Leslea J. HLUSKO, Jérôme SURAULT, Ian TOWLE, Blade Engda REDAE & Jean-Renaud BOISSERIE

en Comptes Rendus Palevol 25 (21) - Pages 391-416

Publié le 14 octobre 2026

Cet article est tiré de la thématique Aperçus d’un écosystème africain au Plio-Pléistocène : la basse vallée de l'Omo en Éthiopie

Nouvelles perspectives sur l’ontogénie de Paranthropus boisei à partir d’un maxillaire juvénile de la ­formation de Shungura (Éthiopie)

Les fossiles juvéniles d’hominines sont essentiels pour éclairer les bases ontogénétiques responsables de la variation phénotypique adulte et pour affiner notre compréhension des relations phylogénétiques. Depuis la découverte de l’enfant de Taung il y a un siècle, de nombreuses découvertes ont enrichi nos connaissances sur l’ontogenèse craniodentaire d’Australopithecus africanus et d’A. afarensis, ainsi que, plus récemment, de Paranthropus robustus. En revanche, la croissance et le développement de P. boisei, un hominine robuste dérivé d’Afrique de l’Est, demeurent bien moins documentés. Dans cette étude, nous présentons un spécimen juvénile de P. boisei récemment découvert dans la formation de Shungura (Éthiopie), offrant de nouvelles perspectives sur le développement craniodentaire des hominines robustes est-africains. L’âge au décès a été estimé à partir du stade de développement dentaire, en le comparant à celui d’individus juvéniles de P. robustus. Nous avons ensuite examiné l’expression des caractères morphologiques dérivés chez l’individu étudié, en les comparant à ceux observés sur divers fossiles publiés, afin d’explorer l’ontogenèse cranio-faciale du genre Paranthropus. Nos résultats indiquent que l’âge au décès de l’individu OMO 362-10001 se situe entre 3,8 et 5 ans. La morphologie maxillaire de ce spécimen révèle que certains traits dérivés partagés par les espèces du genre Paranthropus sont déjà présents à ce stade du développement, tandis que d’autres ne le sont pas encore. Ce schéma ontogénétique diffère en certains points de celui observé chez P. robustus, suggérant une variation de pattern ontogénétique au sein du clade Paranthropus.

Cet article a bénéficié d'une double évaluation par les pairs, initialement de la part de PCI Paleontology (recommandation https://doi.org/10.24072/pci.paleo.100403), puis par les Comptes Rendus Palevol.


Mots-clés :

Fossiles, hominines robustes, morphologie faciale, dentition

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