
Zoosystema
48 (17) - Pages 401-556L’étude des Clupeomorpha Greenwood, Rosen, Weitzman & Myers, 1966 (harengs et apparentés) a connu des avancées remarquables ces dernières années. Depuis la publication de l’ouvrage monographique de Lance Grande Recent and fossil clupeomorph fishes with material for revision of the subgroups of clupeoids en 1985, de nombreuses études phylogénétiques et découvertes paléontologiques ont considérablement enrichi notre compréhension de l’histoire évolutive des clupéomorphes. Cependant, la majorité des clupéomorphes fossiles n’a jamais été intégrée dans un cadre phylogénétique morphologique global. En réalité, malgré la reconnaissance ancienne de la monophylie des clupéomorphes, leurs relations internes, en particulier entre les †Ellimmichthyiformes fossiles et les Clupeiformes actuels, ainsi que leur histoire évolutive et les transitions biogéographiques et écologiques ayant façonné leur répartition passée et actuelle, demeurent mal résolues et peu comprises. Dans cette étude, quarante ans après le travail de Grande, nous réévaluons les relations internes des clupéomorphes, testons la monophylie de lignées clés (y compris les nouveaux taxons Engrauloidae n. epifam., †Clupeopsidae n. fam. et †Eollimmichthyinae n. subfam.) et analysons les modèles biogéographiques en examinant 368 caractères morphologiques chez 124 taxons de clupéomorphes, fossiles et actuels. L’hypothèse de relations phylogénétiques ainsi obtenue a permis de réviser la classification des Clupeomorpha, en soulignant l’importance de l’intégration des données fossiles pour comprendre l’histoire évolutive du groupe.
Clupeomorpha, Clupeiformes, †Ellimmichthyiformes, phylogénie, caractères morphologiques, reconstitution des états ancestraux, nouvelle épifamille, nouvelle famille, nouvelle sous-famille