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Overview of Mitaraka survey: research frame, study site and field protocols

Julien TOUROULT, Marc POLLET & Olivier PASCAL

en Zoosystema 40 (13) - Pages 327-365

Publié le 10 juillet 2018

Cet article est tiré de la thématique L’expédition « La Planète revisitée » 2015 dans le massif du Mitaraka (Guyane)

L’expédition naturaliste au Mitaraka : présentation des objectifs d’étude, du site et des protocoles

Cet article présente l’expédition naturaliste « La Planète Revisitée » organisée dans le sud de la Guyane en février-mars et août 2015. Elle a permis à plus de cinquante scientifiques d’inventorier les groupes suivants : Actinopterygii, Amphibia, Annelida, Arachnida, Insecta, Mollusca et Squamata, avec un effort particulier sur les ordres à la fois riches et méconnus, comme les Coléoptères, Diptères, Hémiptères et Hyménoptères. La zone forestière étudiée présente un relief de collines et inselbergs, avec une grande variété de milieux. Les objectifs principaux étaient de découvrir des nouvelles espèces pour la science, d’établir de nouvelles signalisations pour la Guyane et de dresser un inventaire de référence pour les études de biogéographie. L’organisation de la mission et les phases post-terrain s’appuient sur des coordinateurs par grands groupes taxonomiques. Les autorisations et engagements associés, notamment l’APA (Accès et partage des avantages) sont précisés. L’effort de collecte, en quantité et en diversité de méthodes, est certainement le plus important jamais déployé en Guyane sur une courte période. Treize types de pièges différents ont été utilisés : quatre types de pièges à interception et neuf types de pièges fondés sur l’attraction. Des méthodes de recherche active (13 techniques) et d’extraction à partir du substrat (cinq techniques, dont les tamis Winkler et la mise en émergence de bois mort) ont complété l’échantillonnage. Le processus de traitement des échantillons est décrit en montrant la différence entre les collectes actives et le traitement plus long et complexe des échantillons des pièges massifs comme les pièges vitres, les Malaise, les assiettes colorées et les pièges lumineux automatiques. Après une phase de tri qui a duré moins d’un an pour la plupart des groupes, un réseau de 165 taxonomistes a été mobilisé par les coordinateurs pour l’étude des échantillons. Les données sont gérées dans une base de données d’observation et dans la base de données des collections du Muséum national d’Histoire naturelle (Paris). Elles sont largement diffusées, notamment en France via l’INPN (Inventaire national du Patrimoine naturel) et au niveau international par le GBIF (Global Biodiversity Information Facility). Cet article introductif sera complété par un second qui analysera les premiers résultats après trois ans de dépouillement et discutera l’efficacité de l’expédition pour la progression des connaissances taxonomiques.

Mots-clés :

Tumuc Humac, plateau des Guyanes, forêt amazonienne, ATBI, stratégie d’échantillonnage, méthodes de collecte, handicap taxinomique, invertébrés, inventaire.

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