Accueil

Organization, usefulness and limitations of an ATBI (All Taxa Biodiversity Inventory): the inventory of terrestrial invertebrates in the Mercantour National Park

Louis DEHARVENG, Anne BEDOS, Christophe DAUGERON, Claire VILLEMANT & Mark L. I. JUDSON

en Zoosystema 37 (1) - Pages 9-30

Publié le 27 mars 2015

Organisation, intérêt et limites d’un ATBI (All Taxa Biodiversity Inventory) : l’inventaire des invertébrés terrestres dans le Parc national du Mercantour

Nous présentons les objectifs, l’organisation et les résultats préliminaires de l’inventaire des invertébrés du Parc National du Mercantour (« Module Invertébrés Terrestres », ATBI Mercantour/Alpi Marittime), effectué par 68 scientifiques et collecteurs de terrain de 2009 à 2012. Le cadre conceptuel d’un ATBI, et les interactions entre un inventaire et les approches scientifiques qui lui sont souvent associées sont discutés. La stratégie d’échantillonnage adoptée associe des collectes standardisées multi-taxon (en continu et ponctuelles) avec des collectes individuelles taxon-centrées. Les tâches successives – échantillonnage, codage des spécimens, tri et identifications, analyses moléculaires, gestion des données – sont brièvement décrites. Le codage assure la traçabilité des spécimens. Les résultats du projet (échantillonnage, abondance des invertébrés collectés, diversité biologique) sont présentés globalement, par techniques, par sites et par groupes taxonomiques: 259 412 spécimens ont été obtenus dans les 761 échantillons analysés (sur les 1243 collectés) appartenant à 1725 espèces et sous-espèces identifiées, auxquelles s’ajoutent 37 espèces nouvelles pour la science. Ces données sont en cours d’intégration dans la base CardObs (INPN, France) et en partie accessibles (sites web, EDIT et GBIF). Les analyses moléculaires (barcode) ont fourni 2800 séquences (Gastéropodes, Collemboles, Hyménoptères, essentiellement COI): leur analyse suggère une diversité cryptique importante au sein du matériel étudié. Du point de vue macroécologique, l’endémicité dans le parc décroit globalement du sud au nord, et la richesse spécifique des basses aux hautes altitudes, mais les données sont hétérogènes et les patrons varient selon les groupes. Sur la base de cette expérience de quatre ans, il apparait qu’une zone d’étude plus réduite que l’ensemble du PNM avec une moindre diversité d’habitats serait mieux adaptée aux objectifs d’un ATBI compte tenu des ressources disponibles, et améliorerait l’efficacité du travail collectif sur le terrain.

Mots-clés :

Biodiversité, échantillonnage de terrain, étiquetage, stratégie d’échantillonnage, techniques d’échantillonnage, Alpes du sud, traçabilité de spécimens.

Télécharger l'article complet au format PDF