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Revision of the genus Gephyrocrinus Koehler & Bather, 1902 (Echinodermata, Crinoidea, Hyocrinidae)

Michel ROUX & Jens Michael BOHN

en Zoosystema 32 (3) - Pages 425-437

Publié le 24 septembre 2010

Révision du genre Gephyrocrinus Kœhler & Bather, 1902 (Echinodermata, Crinoidea, Hyocrinidae)

L’espèce Gephyrocrinus grimaldii Kœhler & Bather, 1902 (Echinodermata, Crinoidea, Hyocrinidae) est révisée en portant l’attention sur les caractères des bras et pinnules, l’ontogenèse et les variations intraspécifiques. La validité du genre monospécifique Gephyrocrinus est confirmée et ses affinités sont clarifiées et argumentées. Il n’est connu que dans le nord-est Atlantique, à des profondeurs comprises entre 1420 et 1968 m. Au sein des Hyocrinidae, Gephyrocrinus appartient à un ensemble de genres incluant aussi Calamocrinus, Dumetocrinus, Feracrinus et Ptilocrinus, chez lesquels la première pinnule est portée par la quatrième brachiale. Gephyrocrinus grimaldii se distingue par une très faible variation de l’organisation des parties médianes et distales des bras avec une alternance régulière d’articulations musculaires (synarthries) et ligamentaires (synostoses), et par la présence, tout au long des pinnules, de plaques latérales petites et irrégulières. La partie proximale enflée des pinnules génitales est dépourvue de plaques en forme de H qui sont présentes chez plusieurs genres de Hyocrinidae dont Dumetocrinus, Feracrinus et Hyocrinus. Elle est constituée de nombreuses plaques latérales jamais disposées en rangées, un caractère qui n’a été décrit que chez Calamocrinus et Ptilocrinus. De longues successions de brachiales unies par paires sont fréquentes au sein du genre Hyocrinus. Nous interprétons ici ce caractère plutôt comme une adaptation apparaissant indépendamment chez différents clades que comme une synapomorphie. Une ramification brachiale exceptionnelle se situe au niveau de la quatrième brachiale chez Gephyrocrinus comme chez Dumetocrinus, tandis que ces divisions n’apparaissent qu’à partir de la huitième brachiale chez Calamocrinus. En utilisant l’architecture des pinnules comme un caractère discriminant majeur, c’est avec Calamocrinus et Ptilocrinus que Gephyrocrinus présente les affinités les plus étroites.

Mots-clés :

Echinodermata, Crinoidea, crinoïdes pédonculés, Hyocrinidae, Calamocrinus, Gephyrocrinus, Hyocrinus, Ptilocrinus.

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