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Monographie du squelette axial de Nephrops norvegicus (Linné, 1758)

Sylvie SECRETAN-REY

fr Zoosystema 24 (1) - Pages 81-176

Publié le 29 mars 2002

Le squelette axial des malacostracés, parce que très incomplètement connu, a peu été pris en compte jusqu’ici par les carcinologistes. Il renferme cependant de nombreux renseignements utiles pour la compréhension de la diversification des familles de ce grand groupe. Les métamères céphalothoraciques de Nephrops norvegicus (Linné, 1758), espèce choisie comme exemple représentatif, ont été préparés isolément et étudiés l’un après l’autre, en commençant par les plus postérieurs et en remontant vers ceux de la tête chez lesquels les modifications s’accentuent. Une terminologie précise, fondée sur l’origine morphologique de chacun des sclérites constituant chacun des métamères, est établie afin de pouvoir décrire et comparer clairement les métamères chez les différents représentants des crustacés supérieurs. L’étude de la spermathèque de la femelle, importante structure squelettique intersegmentaire dont la conformation était peu connue, éclaire la composition du métamère mandibulaire en montrant la possibilité de scission du sclérite sternal d’un segment, alors qu’un sternite de décapode est généralement impair. Une interprétation nouvelle, qui va à l’encontre des interprétations classiques sur la composition du métamère, est proposée. Le fait qu’aucun sclérite, quel qu’il soit, n’existe dans le segment mandibulaire, autre que ce que l’on nomme la «mandibule» considérée comme un appendice, démontre la participation de tout le segment à cette mandibule. La mandibule ne peut plus être considérée comme un simple appendice, mais comme un complexe broyeur à l’articulation périsegmentaire, et composé de plusieurs sclérites.

Mots-clés :

Crustacea, Malacostraca, Nephrops, anatomie segmentaire, squelette axial, spermathèque, organe mandibulaire.

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