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An examination of forearm bone mobility in Alligator mississippiensis (Daudin, 1802) and Struthio camelus Linnaeus, 1758 reveals that Archaeopteryx and dromaeosaurs shared an adaptation for gliding and/or flapping

Joel D. HUTSON & Kelda N. HUTSON

en Geodiversitas 37 (3) - Pages 325-344

Publié le 25 septembre 2015

Un examen de la mobilité des os de l’avant-bras d’Alligator mississippiensis (Daudin, 1802) et Struthio camelus Linnaeus, 1758 révèle qu’Archaeopteryx et les dromaeosaures ont partagé une adaptation pour le vol plané et/ou pour le vol battu

En réponse à l’accroissement du poids des os des membres, de nombreux clades de tétrapodes ont développé par convergence des adaptations visant à renforcer l’articulation du coude en réduisant le mouvement des os de l’avant-bras l’un par rapport à l’autre. Cependant, les études antérieures n’ont pas pris en compte la façon dont ces changements sont apparus phylogénétiquement ou fonctionnellement, comme par exemple lors de la transition de membres antérieurs préhensiles chez les dinosaures au vol plané/battu des ailes des oiseaux. Dans la présente étude, une analyse fonctionnelle de la mobilité des os du membre antérieur chez les archosaures actuels montre que le croisement et le décroisement du radius et de l’ulna peut être contraint chez les alligators par un mécanisme de glissement passif récemment décrit chez les lacertiliens, tandis que ce mouvement est empêché chez les oiseaux. La comparaison de ces découvertes avec un échantillon d’avant-bras d’archosaures quadrupèdes éteints suggère fortement que, en raison de la morphologie très conservatrice de l’avant-bras des tétrapodes en général, le mécanisme lacertilien décrit un mécanisme plésiomorphe par lequel les os des avant-bras des tétrapodes se croisent passivement sous l’effet de la torsion induite par la locomotion. Les dinosaures bipèdes possédaient ce mécanisme passif qui indique qu’ils étaient incapables de produire activement des rotations axiales leur permettant d’aligner les articulations de l’avant-bras en semi-pronation. En revanche, tout comme les oiseaux et les ptérosaures, les dinosaures quadrupèdes ont développé des adaptations permettant de réduire ou d’empêcher les mouvements indépendants du radius et de l’ulna. De façon notable, le coude de l’Archaeopteryx von Meyer 1861 et des dromaeosaures est construit comme celui d’un oiseau. Cette information, couplée à l’absence d’adaptations allégeant le poids des os des membres suggère fortement que l’avant-bras des deinonychosaures pouvait résister aux contraintes de courbure et de torsion occasionnées par la bordure antérieure des courants aériens durant le vol plané et/ou battu.

Mots-clés :

Amplitude des mouvements, parenthèses phylogénétique existante, morphologie radiale, morphologie ulnaire, flexion et extension indépendantes, évolution du vol

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