Accueil

Re-assessment of the suids from the Sables marins de Montpellier and selection of a lectotype for Sus provincialis Blainville, 1847

Martin PICKFORD

en Geodiversitas 35 (3) - Pages 655-689

Publié le 27 septembre 2013

Révision des suidés des sables marins de Montpellier et désignation d’un lectotype pour Sus provincialis Blainville, 1847

Une partie du problème lié à l’interprétation des suidés fossiles réside dans le fait que le matériel décrit au xixe siècle a été mal rangé dans les collections ou bien perdu. Les comparaisons s’avèrent donc difficiles car seules les vues occlusales des dents ont été illustrées ; de plus les illustrations sensées être à la taille normale diffèrent souvent de la taille réelle et jusqu’à 10 % dans certains cas. Quelques fossiles attribués par Gervais (1850, 1859) à Sus provincialis Blainville, 1847 sont conservés à l’Université de Montpellier II (dont certains sont mal étiquetés car les illustrations ont été inversées). En outre, les collections du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris renferment un spécimen original et des moulages. Les fossiles récoltés après les publications de Gervais suggèrent que quatre espèces de suidés sont présentes dans les dépôts de la région de Montpellier, Dasychoerus arvernensis (Croizet & Jobert, 1828), Dasychoerus sp. de Kvabebi, “Susprovincialis et Dasychoerus strozzii (Meneghini, 1862), et montrent que depuis le début (Blainville 1847 ; Gervais 1850, 1859) et surtout après la monographie de Stehlin (1899-1900) le concept de Sus provincialis a été basé sur une chimère des deux derniers taxons. Pour assurer la stabilité de la nomenclature il faut éviter de désigner un lectotype qui pourrait appartenir soit à Dasychoerus arvernensis soit à Dasychoerus strozzii. La révision détaillée des suidés de Montpellier était donc nécessaire.

Mots-clés :

Suidae, Pliocène, Montpellier, lectotype, systématique, biochronologie, lectotypification

Télécharger l'article complet au format PDF