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First systematic study using the variability of the residual colour patterns: the case of the Paleogene Seraphsidae (Mollusca, Gastropoda, Stromboidea)

Bruno CAZE, Didier MERLE, Jean-Michel PACAUD & Jean-Paul SAINT-MARTIN

en Geodiversitas 32 (3) - Pages 417-477

Publié le 24 septembre 2010

Première étude systématique fondée sur la variabilité des motifs colorés résiduels : le cas des Seraphsidae paléogènes (Mollusca, Gastropoda, Stromboidea)

Ce travail propose pour la première fois l’utilisation d’une analyse descriptive des patrons de coloration résiduels révélés sous lumière UV pour le traitement systématique des Seraphsidae cénozoïques. Par le passé, celles-ci avaient été uniquement distinguées à partir de la coquille, bien qu’elle présente assez peu de caractères diagnostiques. Cette étude porte sur 14 espèces du Paléogène d’Europe appartenant, dans la classification précédente, aux taxons Seraphs (s.s.) Montfort, 1810, S. (Diameza) Deshayes, 1865, S. (Miniseraphs) Jung, 1974 et Paraseraphs Jung, 1974. Plus de 1400 spécimens ont été étudiés sous lumière ultraviolette ce qui a permis de bien prendre en compte la variabilité intraspécifique. Exceptés P. praecedens n. sp. (Thanétien, plus ancien représentant du genre) et S. subconvolutus (d’Orbigny, 1852) (Rupélien), toutes les espèces montrent des motifs colorés. Le plan d’organisation des patrons de coloration fossiles est très similaire de celui de l’espèce actuelle Terebellum terebellum (Linnaeus, 1758), sauf chez Diameza Deshayes, 1865. Considérant ce motif particulier et la forme de la coquille, Diameza est, ici, exclu du genre Seraphs. Au niveau spécifique, la forte similitude du patron de coloration de S. volutatus (Solander in Brander, 1766), S. olivaceus (Cossmann, 1889) et S. sopitus (Solander in Brander, 1766), aux coquilles très proches, ne justifie pas leur distinction. Plusieurs caractères morphologiques de la coquille, utilisés habituellement pour distinguer les espèces de Paraseraphs, ne peuvent plus être considérés comme diagnostiques au regard des patrons de coloration. Seraphs peterjungi n. sp. (Lutétien, bassin de Paris) est exclusivement décrit grâce au patron et deux espèces de Seraphs sont en nomenclature ouverte. Comme chez T. terebellum, les patrons de coloration de S. chilophorus (Cossmann, 1889) et P. tetanus Jung, 1974 sont très variables. Ainsi, en tenant compte de la variabilité intra spécifique, les patrons de coloration représentent un outil taxonomique important en complément de l’étude traditionnelle de la forme de la coquille.

Mots-clés :

Mollusca, Gastropoda, Stromboidea, Seraphsidae, patrons de coloration résiduels, lumière UV, Paléogène, Europe, variabilité intraspécifique, espèces nouvelles

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