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Agamid lizards from the Plio-Pleistocene of Sardinia (Italy) and an overview of the European fossil record of the family

Massimo DELFINO, Tassos KOTSAKIS, Marisa ARCA, Caterinella TUVERI, Gaetano PITRUZZELLA & Lorenzo ROOK

en Geodiversitas 30 (3) - Pages 641-656

Publié le 30 septembre 2008

Les agamidés du Plio-Pleistocène de Sardaigne (Italie) avec un aperçu des données fossiles européennes de la famille.

Les restes abondants des remplissages de fissures plio-pleistocènes de Monte Tuttavista (Orosei, Sardinia, Italie) permettent d’identifier un lézard acrodonte appartenant à la famille des Agamidae et qui présente une dentition antérieure pleurodonte. La morphologie des éléments squelettiques disponibles ne diffère pas de manière significative de celle des genres actuels Agama et Laudakia mais les connaissances limitées sur l’ostéologie comparative de ces deux genres ne permettent pas d’identifier avec certitude ces restes, qui sont ici référés au genre Agama s.l. (incluant les deux genres). Afin d’évaluer la contribution de la paléontologie sur la biogeographie des agamidés européens, une synthèse des données fossiles est présentée. Les agamidés sont identifiés dans environ 40 localités européennes. Le registre fossile indique que ces lézards occupaient le continent depuis au moins l’Éocène basal. Néanmoins, un hiatus important comprenant l’Éocène moyen et l’Éocène terminal a été mis en évidence. Leur distribution géographique a atteint des latitudes relativement hautes au cours du Paléogène (Belgique) et du Miocène (Allemagne et Ukraine), mais depuis le Pliocène leur répartition s’est restreinte aux régions méditerranéennes. Les restes plio-pleistocènes de Sardaigne ici rapportés constituent une des plus récentes preuves de la présence de ces lézards hors de leur répartition moderne. Curieusement, aucun reste pleistocène de ces lézards n’a encore été reporté sans ambiguïté en Europe, y compris dans les Balkans, la seule zone européenne dans laquelle les agamidés vivent actuellement. L’absence de restes post-pliocènes dans les Balkans suggère que la répartition européenne récente de Laudakia stellio n’est pas une relique d’une répartition ancestrale plus large mais que, excluant l’éventualité d’une origine anthropochorique, les ancêtres des populations actuelles se sont dispersés assez récemment depuis les régions orientales.

Mots-clés :

Lacertilia, Agamidae, Agama, Laudakia stellio, Uromastyx, Monte Tuttavista-Orosei, biogéographie des lézards, dispersions fauniques, faunes anthropochoriques

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