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Le rôle des petits carnivores dans la constitution et l’évolution des ensembles archéologiques du Paléolithique supérieur. L’exemple du solutréen de Combe Saunière, Dordogne, France

Christophe CASTEL

fr Anthropozoologica 29 - Pages 33-54

Publié le 01 octobre 1999

L’assemblage faunique de Combe Saunière fait partie d’un ensemble archéologique solutréen daté du dernier maximun glaciaire. Le renne et les autres ongulés constituent 81 % des restes déterminés ; ils ont été accumulés et traités par l’homme. En nombre de restes et de taxons, la proportion des carnivores est toutefois assez élevée pour laisser supposer leur rôle actif dans la constitution de l’assemblage. Le renard est l’espèce la mieux représentée, mais on note aussi la présence de l’ours, du loup et de mustélidés. La majorité des restes de ces espèces correspondent à de jeunes individus et à des dents de chute. L’abondance des restes de petites espèces (lièvre, spermophile), qui portent de nombreuses petites morsures mais aucune trace d’intervention humaine, semble imputable à l’un de ces carnivores. Les os d’ongulés portent surtout des traces dues à l’activité humaine, mais également quelques morsures, très différentes de celles que l’on trouve dans des assemblages constitués par de grands carnivores. L’activité des carnivores reste marginale par rapport à celle de l’homme et les modification de l’assemblage qui leur incombent sont relativement réduites. Le renard a sans doute fréquenté la cavité à la suite des occupations par l’homme et a profité des déchets alimentaires de ce dernier ; il apparaît comme le principal responsable de l’accumulation de proies de petites tailles. L’activité de ces petits carnivores permet de suspecter des remaniements parmi les vestiges accumulés par l’homme.

Mots-clés :

Paléolithique supérieur, Solutréen, ethologie, taphonomie, commensalisme, renard, France.

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